
Le projet de l’usine Renault dont le pacte d’actionnaires a été signé en décembre dernier à Alger est entré dans sa phase pratique avec l’installation en cours de sous-traitants, a indiqué mercredi à Paris le ministre français du Redressement productif, Arnaud Montebourg.
« Nous sommes passés aux travaux pratiques (à) et travaillons à ce que les entreprises françaises et algériennes se rejoignent, et qu’autour de Renault puissent s’installer des sous-traitants en Algérie et faire l’apprentissage de la fabrication des pièces qui seront assemblées à Oran », a déclaré M. Montebourg après l’entretien qu’il a eu avec le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, Chérif Rahmani, en visite de travail en France.
« Cela représente un travail de conquête de tous les savoir-faire », estime le ministre français qui a précisé que « notre effort commun est de faire en sorte que tout le monde soit gagnant : la France, l’Algérie, Renault et Oran », lieu d’implantation de la future usine de la marque au losange, a-t-il dit.
A la question de savoir s’il y a un calendrier précis pour la sortie de la toute première voiture Renault fabriquée en Algérie, le ministre français a répondu que « nous sommes en train de travailler avec les gens de Renault, les entreprises algériennes et françaises », pour être dans les délais (2014).
De son côté, M. Rahmani a fait part de la réalisation près de la future usine Renault, d’une école de formation qui fournira des ingénieurs non seulement pour Renault-Algérie, mais aussi pour les sous-traitants, à savoir les PME algériennes.
« Cette école ne se contentera pas uniquement de former pour les composants lourds, mais également pour les équipements, les composants et tout ce qui gravite autour de l’automobile », a-t-il précisé.
Le démarrage effectif de la fabrication des véhicules de la marque Renault en Algérie devrait intervenir dans les 14 mois qui ont suivi la création, en janvier dernier, de la joint-venture dénommée "Renault Algérie Production".
L’accord table sur la production de 75.000 voitures par an, avant d’atteindre progressivement 150 00 unités/an, dont une partie sera destinée à l’exportation.
L’usine produira des véhicules avec un taux d’intégration de la production nationale de 20% à 25% dans une première étape et qui pourrait passer à 60% avec l’intégration des segments pneumatique et vitrage, rappelle-t-on.
APS