Autowest, Oran 2012
La faucheuse a encore sévi lourdement sur nos routes. Sans pitié. Cinq personnes, issues de la même famille, ont trouvé la mort lundi dans un accident de la circulation à M’Sila. Cinq autres Algériens, entre bambin de quatre ans et adulte de mois de quarante ans ( article en rubrique actualité) voient à leur tour leurs noms et prénoms s’inscrire en épitaphe sur l’immense et hideux tombeau continuellement ouvert aux victimes de la route. Victimes du terrorisme routier surtout.
Du nord au sud et de l’est à l’ouest du pays, les jours semblent donc se suivre et se ressembler sans rupture ni trêve, ouvrant à la mort la voie prioritaire, celle qui débouche sur un drame national dont la macabre comptabilité s’enrichit quotidiennement de chiffres synonymes d’une malédiction que personne ne semble en mesure d’arrêter.
Des morts partout et à tout instant, des morts de tout âge et les tristes records qui se suivent et qui consolident l’Algérie dans sa non moins triste position sur le podium des pays les plus touchés par les accidents de la route.
Une «belle» réputation qui n’incommode apparemment pas. Du moins, qui n’incommode pas ceux de plus en plus nombreux sur nos routes qui prennent un malin plaisir à montrer et démontrer que l’incivisme est bel et bien devenu une culture nationale prête à s’imposer et à frapper quand et où bon lui semble.
« Ceux là », innommables, ne traînent-ils pas l’incivisme comme une seconde nature et ne l’affichent-ils pas comme une fierté sous le label NORMAL? Fierté qui n’a d’égale que le ridicule avec laquelle elle s’exprime, dans la rue, à la mairie ou à la daïra, chez l’épicier ou chez le boulanger, devant une poubelle et même au bureau lorsque des collègues vous invitent sans vous le demander à partager passivement les très dangereuses effluves de nicotine
Mais si le ridicule ne tue pas, l’incivisme, en revanche, peut tuer, surtout lorsqu’on en use au volant d’un véhicule au mépris de la vie des autres.
La prévention routière aura tout un pavillon réservé au salon de l’automobile d’Alger qui ouvre ses portes ce jeudi. Croisons les doigts pour qu’elle puisse trouver un petit écho sur nos routes.
Vos commentaires :
"La raison principale du carnage obervé sur nos routes ne tient qu'à une seule chose : les Algériens se comportent au volant comme ils se comportent dans la vie. Aucun respect d'autrui, aucune politesse, aucun savoir-vivre. Voilà le résultat!! Et pour corser le tout, ils sont persuadés d'être les plus forts, les plus beaux, les plus riches, etc..... Comment en est-on arrivés là ? J'ai ma petite idée sur la question mais celle -ci risque de déplaire à beaucoup"
"pour moi la solution pour réduire le nombre de victimes sur la route est de limiter la vitesse des voitures à 80 km/h et pour aboutir à ce procéder il faut exiger aux constructeurs de regler la puissance des voitures importer vers l'algérie à cette vitesse, en autre notre état doit travailler sur les points noirs pour contribuer à baisser ce nombre de victimes:"
"Article bien corsée, Lyes, comme tu sais très bien les faire quand le sujet mérite (il me rappelle celui des "déclarations positives" de Renault)... bref, je reviens au sujet ... le plus dramatique c'est l'effet de masse, doubler a droite, rouler sur la bande d'urgence, griller la ligne jaune sont devenus des choses plus que 'NORMAL' y en a même qui vous font des coups de phares vous demandant de griller le feu rouge par ce que vous êtes devant et il ne peut pas le faire, sans parler des insultes, gros mots et j'en passe ... même les femmes sont de la partie, je vois de plus en plus de dames et jeunes filles entrain de conduire de manière ignoble ... JUSQU’À QUAND ... JUSQU’À QUAND ... JUSQU’À QUAND ???????"





