
Par Lyès Ibalitène
Il y a une année, jour pour jour, entrait en vigueur, en Algérie, la loi interdisant l’importation de la pièce de rechange automobile qui ne proviendrait pas du pays d’origine. Souvenons-nous, cette loi décidée par le ministère du Commerce, n’avait pas manqué de susciter une vague d’appréhensions au sein de la corporation des concessionnaires. Les craintes ne se manifestaient pas vis à vos de la loi en question, mais plutôt à l'égard à son interprétation et de son application sur le terrain.
Quelques mois après, ces appréhensions se sont partiellement dissipées, sans pour autant qu’il en soit de même pour le nuage de la contrefaçon qui continue à faire de l’ombre au marché de la pièce de rechange. Il ne se passe pas, en effet, une semaine, sinon moins, sans qu’une interception de lots importants de pièces contrefaites, ne soit opérée au niveau des ports par les inspecteurs de contrôle au niveau de la Douane ou encore au niveau des frontières par les éléments de la gendarmerie nationale chargés de la lutte contre la contrebande.
Autrement dit, la contrefaçon peut encore compter sur d’invétérés et irréductibles professionnels en la matière qui ne lésinent sur aucun moyen pour conserver leurs intérêts assassins (c’est bien la mot pour les automobilistes victimes) intacts.
Toutefois, la loi du 2 novembre 2009 ne semble pas du tout avoir été vaine, bien au contraire, et les chiffres affichés par les importations de certains produits concernés donnent déjà raison à la décision prise par le ministère du Commerce. Ainsi, pour les neuf premiers mois 2010, les importations d’accessoires automobiles ont baissé de 30,87% et celles des pneumatiques de 63,37%, selon le Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (CNIS).
Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.
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