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05/11/2017
Importations algériennes de pièces de rechange: une facture de 8 milliards de dollars



Les besoins en pièces de rechange, tous secteurs confondus, coûtent à l’Algérie 8 milliards de dollars par an, a indiqué hier  Adel Bensaci, Directeur général de la Société maghrébine de mécanique de précision et maintenance industrielle (Someni) et président du Cluster mécanique de précision. Cette facture pour réduite de moitié ne cas de création d’un tissu local de sous-traitants, a toutefois souligné M. Bensaci sur les ondes de la radio Chaine 3. Il fera remarquer, à l’occasion, que sur le registre de la sous-traitance, l’Algérie jouit d’un  fort potentiel.

Un potentiel qu’on ne devrait pas réduire au seul secteur de l’industrie automobile, estime le DG de la Someni, car, explique-t-il, d’autres secteurs d’activités peuvent être exploités dans ce sens. L’invité de la Chaine 3 cite les exemples de l’agroalimentaire, des industries mécaniques et de transformation, de la production d’énergie et de la gestion de l’eau. Il considère que la maitrise de l’intégration et de la sous-traitance, « fer de lance du développement industriel » est une question relevant de la souveraineté nationale. C’est pourquoi, il juge que les engagements pris par les pouvoirs publics au bénéfice du développement de la sous-traitance restent en deçà des attentes. L’Etat doit joindre le geste à la parole et faire accélérer réellement le rythme des actions entreprises au profit de cette branche, poursuit le même responsable.

Pour étayer ses dires, M. Bensaci  fait savoir qu’en Algérie, le tissu local de la sous-traitance ne dépasse pas les 900 entreprises, dont seulement 10% de PME, ce qui reste « très faible » par rapport à ce qui se fait chez les pays voisins. Face à cette situation, il propose d’appliquer aux fournisseurs d’équipements des mesures de « compensation industrielle », telles l’intégration de pièces à l’export et celle de la sous-traitance industrielle avec le partenaire local. C’est sur la base de ce principe que des « voisins de l’est » ont réussi à créer un pôle aéronautique, affirme-t-il, notant qu’il n’est « pas normal » que l’Algérie investisse des « sommes colossales » pour acquérir, par exemple, des avions de transports, sans pour cela bénéficier de ces compensations industrielles, d’autant, dit-il, que celles-ci sont incluses dans les prix d’acquisitions de ces appareils au titre du « donnant-donnant ».

Le problème se pose de la même manière pour le secteur automobile, estime encore M.Bensaci.  « On n’a aucune visibilité, ni vision stratégique de ce que va ou veut être la sous-traitance en Algérie », déclare-t-il. La réalité, selon lui, est que le pays n’a encore « aucune visibilité » sur la sous-traitance, faisant qu’il ne possède ni équipementier ni sous-traitant.


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