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Actualité

31/07/2017
Industrie automobile-SKF/CKD : un manque à gagner de 13 milliards de DA en 2016



Par Karim Nouar

Le dispositif SKD/CKD coûte cher à l’Etat, et aussi pour le secteur industriel en Algérie dont la productivité est réduite à faire de la figuration, quand elle le peut, face à la culture fortement ambiante de l’assemblage et du montage à travers l’importation de kits. Une démarche dont la facture n’a cessé de monter en valeur ces trois dernières années pour atteindre les  2 milliards de dollars en 2016 contre plus de 1,42 milliard de dollars en 2015 et plus de 851 millions de dollars en 2014, alors que pour les seuls cinq premiers mois , les importations de kits d’assemblage et de montage se sont déjà soldées par une facture qui dépasse un milliard de dollars. C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par le ministère de l’Industrie et des mines.

Dans le cas  de l’Industrie automobile, cette enquête indique que le manque gagner pour le Trésor public qui a atteint 13 milliards de DA en 2016 et 6,82 milliards de DA en 2015, suite à l’importation des collections destinées à l’activité de montage de véhicules (SKD), exonérée de droits de douanes en vertu des dispositions de la loi de Finances 2010. Pour les cinq premiers mois de l’année en cours Ce chiffre est de 8,24 milliards de DA pour les cinq premiers mois de l’année en cours.

La même source ajoute que les importations globales de collections SKD destinées à la filière de l’industrie mécanique (tracteurs, bus, véhicules de tourisme et véhicules de transport de marchandises) ont atteint plus de 473 millions de dollars en 2016 contre plus de 81 millions de dollars en 2015, relève encore le ministère de l’industrie et des Mines, ajoutant que pour les cinq premiers mois de 2017, ces importations se sont élevées à plus de 815 millions de dollars.

Quant aux importations des kits d’assemblage destinés aux seuls véhicules de tourisme, elles ont dépassé les 277 millions de dollars en 2016 contre plus de 27 millions de dollars en 2015.

Le ministère a, en outre,  constaté que «  les prix sortie usine étaient relativement élevés malgré les avantages fiscaux accordés ». « C’est pourquoi l’octroi et le renouvellement des autorisations seront subordonnés à la question des prix des véhicules », décide-t-il.


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