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Essais

17/10/2015
Nouvelle Opel Astra
Cure de jouvence

Vienne-Bratislava, Lyès Ibalitène

Avant de livrer la nouvelle Astra, Opel a pris le soin, et le temps, d’armer sa compacte d’arguments aptes à lui frayer un chemin vers les références de son segment. Réduction des dimensions et de poids, gain en habitabilité et une généreuse dotation en équipements connectés.  A Astra a bien changé et  nous avons eu à le vérifier au compte d’un essai qui nous aura mené de Vienne à Bratislava.

Changement de "poids"

A travers cette nouvelle Astra, c’est une voiture donnant à apprécier une évolution à plusieurs déclinaisons, sans apparences de grands changements de style, qui s’est prêtée à notre essai. Autrement dit, la rupture avec la génération précédente est bien là pour escorter les objectifs nourries par Opel pour sa locomotive commerciale, appelée évoluer dans un segment avérée hautement concurrentiel et tout aussi porteur, notamment sur le marché européen.

Evolutions donc chez cette nouvelle Astra, avec un changement de poids, avec et sans jeu de mots : la compacte allemande est passée par un régime drastique, à doses d’acier ultra haute élasticité surtout, qui lui a permis de se délester de jusqu’à 200 kg sur certaines versions (120 kg minimum).Pour ce faire, Opel a d’abord réduit les dimensions de son véhicule, avec 50 mm de moins en longueur et 25 en hauteur. Au bout de l’opération, l’Astra gagne en dynamisme et le fait sentir dans un mélange d’agilité et de sérénité. Sur les routes sinueuses, l’enchaînement des virages est abordé avec vivacité, notre version d’essai dotée du bloc  1.6 CDTI de 136 ch associé boîte mécanique à 6 rapports conserve une allure soutenue à toute épreuve, bénéficiant de suspensions qui garantissent le confort et qui savent filtrer les aspérités de la route. Petit bémol toutefois au niveau de la direction, celle-ci manquant relativement de fermeté. Un avis qui pourrait ne pas être partagé par d’autres conducteurs, à l’instar de notre co-pilote de circonstance. Pour la pédale de frein, il faudra prendre le temps de quelques bons kilomètres avant de la maîtriser avec le dosage souhaité.

Ménage à l'intérieur

L’intérieur de la nouvelle Astra affiche explicitement sa rupture avec sa devancière. Opel a fait le ménage qu’il fallait sur la planche de bord et le tri a fait disparaître plusieurs boutons qui devenaient encombrants. Mieux encore, le coup de balai a la valeur d’un coup de pinceau esthétique versé au compte du style et de la sobriété. Du coup, les commandes les plus utiles sont devenues plus accessibles grâce à un dispatching plus approprié des boutons, même si l’ensemble des fonctions profitent désormais de l’usage de l’écran multimlédia. Ceci étant, et même si les normes y sont, l’ergonomie semble faire défaut au Navi 900 qui souffre notamment de l’absence d’un bouton permettant d’accéder directement au menu de navigation.

Côté habitabilité, les réductions opérées sur les dimensions de  la voiture n’ont pas eu raison de l’espace réservé aux occupants. Surtout ceux de l’arrière qui peuvent profiter de 35 mm supplémentaires pour l’espace aux jambes. Quant aux occupants des sièges avant, ils trouveront sans doute leur compte dans, entre autres améliorations, les packs cuir et les sièges électriques, siglés AGR, qui réunissent confort et agrément de conduite prouvés sur des heures de conduite à avaler l’asphalte sans fatigue.

Le bon choix

Sous le capot, le moteur 1.6 CDTI de 136 ch s’avère être un bon choix qui permet une harmonie avec la boîte longue. Réactif à souhait, ce bloc diesel permet une relance rassurante sans toucher à la boîte de vitesses. Les 320 Nm de couple qu’il propose assistent convenablement ses 136 ch et assurent des dépassements avec aisance même au plus haut des rapports de vitesse.

Reste que, même s’il n’’est pas spécialement bruyant, notre bloc hérite des inconvénients du  diesel récent sa sonorité. Autrement dit, il se montre discret en phase de roulement avant de rompre le silence lorsque vous posez votre pied sur la pédale de l’accélérateur.

Matrix IntelliLux LED

La technologie étant devenue un des registres, sinon le registre, à travers lequel les constructeurs déploient leur offensive produits, le constructeur allemand a pris le soin de faire parler un bel arsenal d’équipements dans cette logique, dotant l’Astra de l’assistant de franchissement de ligne, l’aide au freinage d’urgence, l’alerte de collision ou encore de l’ESP.  Mais la grande nouveauté introduite par la compacte d’Opel reste sans doute les phares adaptatifs Matrix IntelliLux LED. La cerise sur le gâteau. Une première mondiale sur le segment pour une technologie peu répandue actuellement même sur le très haut de gamme. Un système efficace qui permet de ne plus s’occuper de ses phares, laissant le soin au véhicule de s’en charger, surtout en cas de croisement un véhicule où il faut éteindre ses phares.

La gestion est déléguée à l’Astra par l’entremise de  8 LED installés dans chaque phare et avec l’aide de la caméra Opel Eye qui permet de détecter la présence de véhicules venant en face ou roulant dans le même sens. Du coup, elle allume ou éteint les LED selon les besoins pour éclairer le maximum de choses sans jamais éblouir les autres usagers de la route. Elle nous a semblé détecter les panneaux, qu’elle éclaire également.

En somme, en passant à la nouvelle génération de l’Astra, Opel propose à ses clients une compacte agréable à utiliser au quotidien, alliant dynamisme, légèreté, confort économie de carburant.  Une cure de jouvence synonyme de métamorphose avec « à la clé » une voiture réussie.

 

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